Campus d’Abomey-Calavi : vols, braquages, agressions à l’arme blanche…, l’insécurité de retour !

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L’Université d’Abomey-Calavi au-delà du “haut lieu du savoir” comme on le clame, semble se transformer aujourd’hui en un véritable siège de l’insécurité. Sur le campus dirigé par le professeur Félicien Avlessi, les étudiants doivent désormais savoir à quelle heure sortir, les lieux à fréquenter et par où passer pour entrer au sein du campus. Le phénomène qui avait semblé reculer il y a quelques années, prend à nouveau de l’ampleur au lendemain au démarrage de la rentrée académique 2022-2023 et également à l’approche des fêtes de fin d’année.

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Vol de téléphones, d’ordinateurs, d’argent, braquages à l’arme blanche…, voilà quelques exemples du grand désordre qui règne sur le campus au nez et à la barbe des autorités. La preuve qu’un grand réseau de banditisme s’installe petit à petit sur le campus et dans ses alentours. La conséquence immédiate est qu’il devient de plus en plus difficile pour les usagers de l’université de circuler librement à certaines heures et zones dans la maison universitaire. Pourtant, l’on se rappelle encore de la décision signée par le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi le 13 janvier 2022 qui annonçait des fouilles dans le rang des usagers. Cette décision accueillie à cœur joie par tous les étudiants et les usagers du campus n’a visiblement pas fait long feu. Les étudiants obligés de se rendre sur le campus très tôt vers 4 h, 5 h du matin pour se garantir une place, doivent encore se soucier des hors-la-loi qui s’installent au niveau des trous (entrées créées dans la clôture) par les étudiants eux-mêmes pour opérer.« Ces derniers jours, il y a trop de braquages dans la zone. Et surtout au niveau des trous là, il y a trop d’agressions au couteau. Au cours de leur dernière opération, ils ont failli couper la main d’une jeune fille parce qu’elle a résisté. Non seulement elle a perdu son téléphone, mais elle s’est finalement retrouvée à l’hôpital », raconte un étudiant. Les autorités à divers niveaux sont donc interpellées pour prendre leur responsabilité et garantir aux usagers de l’Université d’Abomey-Calavi, tranquillité et quiétude.

Ulrich ZINSOU

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